• Madeileen

Et puis un jour je me suis mise au pignon fixe...


Voilà maintenant quelques mois que j'ai fait l'acquisition d'un pignon fixe. Et oui, je n'avais pas assez de bicyclettes à la maison, il fallait que complète ma collection...

Pendant longtemps, j'étais plutôt réfractaire à ces vélos. J'avais en tête l'idée que c'était plutôt un effet de mode et je ne voyais pas vraiment l'intérêt de rouler sans roue libre et sans vitesses... Comme la plupart des gens, je pensais que le "fixie" était un vélo de hipsters barbus, donc pas pour moi.

Et puis un jour, lorsque j'ai emménagé sur Marseille, j'ai rejoint les Massilia Bastards pour un premier ride. Je suis venue avec mon vélo de route mais la plupart étaient équipés de pignon fixes. A ma grande surprise, ça roulait fort, très fort ! Pas que des barbus à l'horizon et surtout, on n'était pas là pour rigoler. J'ai aussi vite compris que rouler en pignon fixe semblait offrir des sensations nouvelles. Je suis venue au rendez-vous hebdomadaire tous les jeudis soirs suivants. Petit à petit, m'est alors venu l'envie de tester un de ces bolides. Tout s'est fait très vite puisque j'ai rapidement trouvé la monture idéale.

Puis il a fallu se lancer...

Les premiers coups de pédale :

Lorsque j'ai acheté mon pignon fixe, je n'en avais en réalité jamais essayé auparavant. Mon premier trajet pour ramener le vélo chez moi s'est fait brakeless (sans freins), heureusement que c'était relativement plat...

Le fait que les pédales tournent en permanence n'était pas du tout une sensation naturelle pour moi. J'avançais donc avec prudence à l'allure d'une tortue. Première petite descente, les pédales se sont emballées et je n'arrivais pas à les retenir (surtout que je n'avais pas mis les straps). Je priais pour qu'aucune voiture n'arrive sur mon passage et attendais que le relief me permette de ralentir. J'ai eu de la chance, il n'y avait pas un chat, mais je me suis dit que j'aurais plutôt intérêt d'installer un frein au plus vite.

Les premiers vélotaf :

J'ai décidé d'utiliser mon pignon fixe dès le début pour aller au travail (après avoir monté un frein à l'avant bien sûr). Je voulais m'habituer au plus vite à ce nouveau vélo et ce n'était pas gagné !

Premier problème : remettre les straps après les avoir enlevés à un feu rouge par exemple. C'est un coup à prendre et j'ai eu quelques démarrages difficiles en effet.

Deuxième problème : ne pas oublier de pédaler en permanence !!! Et oui, même en passant sur un obstacle, pas question de bloquer ses jambes, sinon on risque d'avoir des surprises...

Troisième problème : les montées ET les descentes (surtout à Marseille, ce n'est pas ce qui manque). En côte j'ai vite compris qu'il fallait prendre son élan pour ralentir le moins possible. En descente, je peinais à freiner mes jambes.

Même si les début ont été difficiles, je me suis finalement vite habituée à ce nouveau vélo que je trouvais plutôt ludique.

Les premiers rides :

Moi qui pensais venir rouler en groupe encore quelques fois avec mon route le temps de m'habituer, j'ai finalement opté directement pour le pignon fixe ! Dès le début, j'ai dû suivre, pas le choix ! Et finalement je ne m'en suis pas trop mal sortie, je crois...

La première chute :

Rails de tram, classique...

Pourquoi je ne regrette pas d'avoir fait l'acquisition d'un pignon fixe :

Je roule avec ce vélo depuis quelques mois et je dois dire que j'en suis plus que satisfaite ! Cela a même été une révélation J'ai toujours aimé la route et le pignon fixe s'en rapproche beaucoup mais avec des sensations nouvelles .

L'impression de faire corps avec son vélo

Etant donné que les pédales tournent en permanence et qu'on a une seule vitesse, on fait vraiment corps avec le vélo. On peut moduler l'intensité de pédalage et même ralentir ou freiner simplement par l'action de ses jambes. On n'a jamais le temps de se reposer et on doit en permanence être à l'affut pour anticiper ses actions. Et oui, jamais de roue libre ! Même en descente, on pédale ! Donc une heure de pignon fixe = une heure de pédalage non stop, je vous laisse imaginer l'énergie que cela demande...

Mieux qu'un home trainer

Comme vous le savez peut-être, je m'entraîne actuellement pour le Cape Epic (course de VTT à étapes en Afrique du Sud). Je n'ai jamais utilisé de home trainer puisque le pignon fixe est tout aussi efficace à mon sens, et en plus on est dehors ! Je déteste le vélo en salle puisque je m'ennuie très vite. Grâce au pignon fixe, je peux travailler l'intensité de mon pédalage en plein air. Bon, il est vrai que j'ai la chance d'habiter dans une région où il ne pleut presque jamais... Pour ma défense, il y a tout de même beaucoup de vent à Marseille !

Grâce au pignon fixe, j'ai beaucoup progressé, notamment en puissance et en cardio.

Un vélo simple d'entretien

Enfin, le pignon fixe demande peu d'entretien tellement il est épuré ! Avec mes autres vélos il y a toujours des réglages à refaire (vitesses, freins, fourche...). Celui-ci en revanche est tout simple et tellement léger ! Je l'utilise presque au quotidien et je n'ai pas d'incident à déclarer pour le moment.

En conclusion...

Pour résumer, le pignon fixe est un vélo qui demande beaucoup d'énergie et un petit temps d'adaptation, mais des sensations tellement uniques ! Je n'aurais jamais pensé être conquise par ce vélo et finalement je ne pourrais plus m'en séparer ! Il me reste encore beaucoup de choses à apprendre, notamment skidder et utiliser le moins possible mon frein avant.

Quoi qu'il en soit, cela m'a permis de rencontrer des super copains et ce n'est que le début d'une nouvelle aventure à vélo qui commence...

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