• Madeileen

Sportifs, quand la blessure vous dit stop.


Voilà longtemps que je n’avais rien posté par ici… Entre mon déménagement, mon nouveau boulot, la découverte d’une nouvelle ville, mon entraînement… je n’ai pas vraiment pris le temps de me poser ! Je reviens avec un sujet qui est plutôt d’actualité pour moi : la blessure !

Quand on s’entraîne tête baissée, on oublie souvent qu’un jour notre corps, cette machine fantastique, peut un jour lâcher… On refuse même carrément d’y penser ! Et pourtant…

Dans mon cas j’ai eu juste un petit « bobo » mais quand même, cela m’a amenée à réfléchir.

Dernièrement j’ai commencé le VTT en club et dès ma première sortie, j’ai chuté sur les côtes. Je suis vite remontée sur mon vélo, fière d’avoir enfin fait ma première cascade (même si j’avais un peu mal). J’ai continué la rando, puis j’ai complètement mis de côté le fait que j’aurais pu me blesser. Pendant la semaine qui a suivi j’étais déterminée à m’entraîner vraiment à fond. J’ai enchaîné les kilomètres à vélo, je suis allée à la salle de sport (mon nouveau « hobby ») puis j’ai repensé à Marseille-Cassis : ma prochaine course. Cela faisait presque une semaine que je n’avais pas couru et il fallait vraiment que je reprenne l’entraînement. Je suis alors allée faire ma séance de fractionné. Waouh !!! Quelle sensation de courir à nouveau sur la piste !!! Je ne pensais pas que ça m’avait manqué tant que ça ! Seul petit bémol : une douleur dans les côtes, pile à l’endroit où j’avais atterri lamentablement sur la terre battue le week-end précédent… Allez c’est pas grave je continue de courir. Il fait nuit, je suis la dernière sur la piste et je savoure l’instant, les écouteurs vissés aux oreilles. Rien ni personne ne peut m’arrêter !

C’est au moment où enfin je m’allonge dans mon lit que la vive douleur se réveille réellement… Je repense à ma chute en VTT et je me dis que j’aurais au moins pu penser à une éventuelle blessure ce jour-là. Le lendemain au réveil la douleur est encore plus présente. Mince… c’est peut-être plus sérieux que ce que je pensais… Je décide donc d’annuler ma participation à Marseille-Cassis. (Tout cet entraînement pour rien !) Mais je continue à faire du vélo. Et oui j’avais une sortie prévue, et puis c’est en courant que j’ai eu mal. Erreur : la douleur s’intensifie de plus belle !

Je me décide ENFIN à aller voir un médecin (j’ai un peu la phobie de tout ce qui touche au milieu médical, je l’avoue). Il me dit que mes côtes sont peut-être fêlées, ou que c’est simplement un hématome, mais dans tous les cas, le résultat est le même : ça fait mal et il faut attendre. Minimum deux semaines sans sport. Quoi ??? Deux semaines ? Mais qu’est-ce que je vais faire ? Et puis j’ai un Cape Epic qui arrive. Moi qui commençais à prendre un bon rythme, voilà que tout s’arrête brutalement… De toutes façons j’ai vraiment mal et rien que l’idée de faire du vélo me paraît compromise. Je décide donc de l’accepter et de vaquer à d’autres occupations : dessiner, boire des bières (un peu trop même), lire… Mais je suis d’humeur exécrable !!! Moi qui suis « sportive » depuis un an environ, je dois avouer que ça y est, je suis accro ! Une droguée en plein sevrage.

Au final, j’ai fait une radio qui a confirmé que rien n’était cassé. La douleur a presque disparu et j’ai pu reprendre l’entraînement aujourd‘hui, pour mon plus grand bonheur ! (même si les premières minutes ont été difficiles).

Avec le recul je me rends compte que pendant ces dix jours d’arrêt j’ai pris le temps de faire des choses que je ne faisais plus. Comme si je recevais un rappel à l’ordre pour me dire de lâcher prise de temps en temps. Le sport c’est bien, mais il ne faut pas pour autant laisser tout le reste de côté. J’ai tellement pensé au Cape Epic que j’ai presque oublié que j’avais le droit de profiter de la vie et même de ne rien faire parfois. Pour l’entourage aussi, un tel entraînement peut être difficile à comprendre et à accepter. Il faut savoir faire la part des choses, garder du temps pour ses proches, ceux qui nous supportent dans les bons comme dans les mauvais moments. Je prends finalement cette petite blessure comme une bénédiction. Je vais poursuivre et intensifier l’entraînement (je n’ai pas fini d’en baver !) tout en gardant à l’esprit que le but est de se faire plaisir, de profiter, et surtout pas de se mettre la pression. Je vais aussi me rappeler que l’on ne peut pas toujours tout contrôler et qu’on n’est pas des machines finalement.

(Bon, je dis ça maintenant, mais d’ici quelques mois, quand l’échéance approchera, je risque d’oublier un peu ce que je viens d’écrire… Vous pourrez d’ailleurs me faire une piqûre de rappel si besoin.)

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